Tôlerie, épisode 3479…

Comme précisé dans mon précédent article, mon second réservoir est parti faire le bonheur d’un hussard pensionné. Le premier réservoir visait à me faire la main. Le second devait être le définitif et j’ai longtemps hésité à le garder, puis les fêtes approchant, j’ai voulu faire plaisir à un pauvre jeeper dont la saharienne n’est même pas couleur sable… Il est donc parti au sud de Paris par Mondial Relay et moi je suis retourné chez mon fournisseur en métaux divers et j’ai commandé de nouvelles tôles pour lancer la construction de mon 3ème réservoir. Alors oui, j’aurais peut-être mieux fait de mettre mon orgueil dans ma poche, et de simplement acheter le vrai réservoir de saharienne disponible (mais hors de prix) sur le site de jeep, Dodge, GMC. Seulement je ne suis pas comme ça. Je ne me soumettrai pas à des vendeurs revenant sur leurs écrits (non, je n’ai pas dit malhonnête !).

En fait, j’ai pris goût à travailler la tôle et j’ai envie de pouvoir dire : « le réservoir ? c’est moi qui l’ai fait !!!! ».

À cela mes interlocuteurs ébahis lâcheront un « Waouw !!! ».

Ce à quoi je répondrai : « Non, c’est un WOW, un pur produit Willys Overland Waterloo ! »

J’ai donc analysé ce qui n’avait pas été sur la construction des 2 réservoirs précédents. Le principe de construction est simple : « j’emballe » 2 nervures dans une tôle de 1mm d’épaisseur. Une fois l’enveloppe extérieure en place, je ferme les 2 côté au moyen de 2 tôles dont les bords sont en « L ». Enfin, je soude tout le pourtour. ´

La première des choses que je vais devoir changer est ma philosophie de travail. Le manque de temps et l’envie d’avancer m’ont souvent fait travailler dans la précipitation, ce qui a conduit à de grossières erreurs.

Erreur stupide due à la précipitation sur le réservoir 2: La moulure a été faite trop à l’intérieur de la tôle, et je me suis aligné dessus pour faire la coupe. Résultat, un réservoir un peu trop coupé..

J’ai également analysé toutes les photos que je possède afin de sortir des plans plus précis.

Alors que le réservoir fait 510 mm de largeur, j’avais acheté une tôle de 530 mm de largeur. Pourquoi ? Je pensais que cela me laisserait une marge de manœuvre et l’objectif était de disquer les 2 cm excédentaires en fin de construction. Or, cette opération de disquage se révèle imprécise et j’ai même du disquer dans des soudures attachant les côtés pour avoir la taille requise. J’ai donc demandé une tôle de la bonne largeur maintenant.

Après disquage du centimètre excédentaire, une partie de ma soudure et coupée…

Je devrai être plus précis dans le montage des côtés, ce qui est le 2ème gros problème que j’ai rencontré. En effet, le profil de ces côtés est évidemment le même que celui des nervures internes, or lors de mon opération d’emballage, la tôle n’est pas parfaitement pliée (j’ai pas le matos…). Elle a tendance à bouffer un peu et j’avais dû me battre pour placer les côté extérieurs. Je vais devoir m’arranger pour que les côtés plats de la tôle gardent leur rectitude, ce qui facilitera grandement le montage final. Les moulures rigidifient en partie la tôle, mais je les renforcerai au moyen de petites lattes internes. Ces lattes me serviront aussi de support pour le positionnement des 2 côtés.

Sur la surface supérieure du réservoir, les 4 rainures avaient été faites « main levée », ce qui donnait un résultat assez satisfaisant mais pas à 100% réguliers et trahissaient une construction artisanale et pas en série. J’ai remédié à ce problème en utilisant simplement un guide bloquant ma tôle.

J’ai donc finalisé mes 2 nervures et j’ai préparé ma tôle en effectuant au préalable tous les trous et le bombage inférieur. J’avais fait cette opération à la fin du montage pour les 2 premiers réservoirs, et évidemment toute la limaille était tombée à l’intérieur.

La semaine prochaine, je vais commencer à souder : d’abord mes lattes internes pour rigidifier la structure, ensuite je procéderai à l’emballage avec soudure des nervures sur la tôle.

Une des 2 nouvelles nervures.

Les moulures sont tout à fait rectilignes.

La tôle est finalisée avant le montage: Les trous sont effectués et l’emboutissage est fait.

Prêt pour les soudures

A+

Big One

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